
Ce WE du 16 et 17 Mai avait lieu le Triathlon de Saintes, un rendez-vous incontournable dans ma saison sportive tant j’aime cette épreuve. Outre le fait que la fin de semaine a été riche en entrainement, et le fait que la veille de l’épreuve je n’ai pas arrêté en étant supporter sur l’épreuve CLM notamment de l’équipe de Thouars Triathlon avec qui je passerai une partie de la nuit ! J’espère faire une course correcte sur l’épreuve M avec pour objectif : un gros vélo. Arrivé sur site et échauffement, Yann Moritz sympathiquement me règle mon dérailleur afin d’optimiser les passages de vitesse sur mon vélo. Suite à ça je retrouve tous les copains, amis et une partie de ma famille venues me voir sur la course. Départ donné à 15h35 avec des conditions météorologiques idéales, très peu de vent, une température convenable et un soleil plutôt présent ! MAIS, mis à part ma natation dont je suis plutôt content (bonnes trajectoires et un rythme correct) au vu de l’entrainement actuel, le vélo et la course à pied seront bien plus compliqués …
Départ en vélo après une bonne transition, et je sens tout de suite que j’ai les grosses cuisses ! Pas étonnant vu la fin de semaine et les séances d’entrainements passées qui laissent des traces. Bref, ce n’est pas grave je me concentre et je fais mon possible. Hélas, les efforts tiendront 20km, le temps d’un tour, car ensuite je commence à ressentir des signes de faiblesse ! Je n’arrive pas à tenir le rythme de Cedrik Decea et Sébastien Moreau. Ils me prennent rapidement 100, 200 puis 500m … ça devient très dur pour moi. Je prends mon gel énergétique, puis, ayant déjà fait 2 hypoglycémies conséquentes à l’entrainement, je comprends que j’en suis victime. Je commence à voir les symptômes « types » arriver : Douleurs musculaires, fringale, fatigue, troubles de la vision, baisse d’énergie, étourdissements, transpiration abondante, pâleur … qui vont s’accentuer jusqu’à la fin du vélo sur une vingtaine de kilomètres. J’ai rationné mon eau (750ml) qui fait que je ne peux m’arroser (pas de ravitaillement en vélo, seul point négatif sur ce triathlon), j’ai très soif et chaud !
Retour à T2 ou je pose le vélo en 16ème ou 17ème place (je reprendrais 2 coureurs il me semble). Départ en CAP ou je sais que le 1er Ravito est à 200m, j’y fais un très long arrêt ou je ne pense qu’a une chose : AVALER DU SUCRE ! Je prends donc tout ce qui me passe sous la main, Coca, sucre en morceau, plusieurs gobelets afin de m’arroser et faire baisser ma température corporelle ! La suite de la CAP sera simple : il reste 3 ravitaillements, donc 3 Stops ! A chaque arrêt je perds du temps, faisant ainsi le Yoyo avec mes concurrents qui se demandent ce qu’il se passe. En termes d’allure sur la CAP, je parviens tout de même à courir en 4’06 de moyenne avec les 5 premiers km sur du 14 kmh et ensuite plutôt sur du 16 kmh. C’est encourageant vu mon état de survie sur la CAP, c’est un peu comme être tout le temps sur la réserve en voiture, on ne sait pas si ça va aller au bout ou pas ! A l’arrivée, ça peut aller, puis 5min après dans la tente secouriste le contre coup arrive, je suis à la limite du malaise et suit apparemment « extrêmement blanc ». Une petite demi-heure en PLS sous la couverture de survie et je tenterai de me lever sans trop y arriver seul ! S’en suit un équilibre pour marcher d’un gamin de 2ans et des vomissements à répétitions jusqu’à ce lundi midi … Je vous épargne les bonus, car ce manque de sucre est allé bien plus loin qu’une simple contre perf ! J’ai donc eu beaucoup de chance que mon esprit de compétition ne me conduise pas jusqu’à l’hôpital, j’en tire une leçon comme à chaque échec sportif. Désormais récupération et cap sur la suite de la saison qui commence vraiment très mal en Triathlon.
« Pourquoi cette hypo ? Eh bien, si j’ai réussi à expliquer les 2 précédentes à l’entrainement par le manque de repas conséquent et équilibré avant une séance longue, celle-ci est en partie inexplicable. En effet, j’étais parfaitement hydraté avant la course et la veille, des repas riches en protéines et viandes blanches ! Pendant la course rien de modifié par rapport à d’habitude ! Bref, pour moi, la seule raison est peut-être dans le fait que j’ai effectué une prise de sang la veille (soit 12ml de sang en moins). »
A présent quelques jours de récupérations, puis quelques légères séances avant le Triathlon M de Saint Cyr lundi prochain ou j’espère montrer mes réelles capacités.